• Chapitre 8

    Vu par Tyler

    Vous connaissez cette sensation, celle de vous sentir tel un bout de viande fraîche entouré de félins affamés . C'était exactement cette impression que j'ai eue toute la journée. Une cinquantaine de bonnes femmes étaient venues à ma rencontre. Comme quand vos faites la queue au guichet de la CAF, une par une elles m'avaient exposé leurs problèmes... m'ont questionné, une d'entre elles a même félicité Madame Adaline de sa nouvelle acquisition. Un objet oui c'est tout à fait le terme, ces femmes me prennent pour un objet.

    Chapitre 8

    Ça ne me met pas vraiment à l'aise, mais je vois le bon côté des choses, les beaux font vendre. 47 sacs aujourd'hui. Une voix roque et sensuelle me sorti de mes pensées

    [A] - Tyler je vous laisse fermer la porte et me rejoindre dans mon bureau.
    [T] - Bien Madame

    La journée avait été longue, je n'avais pas vraiment envie de m’éterniser ici. Je préférerais me laisser tomber dans mon canapé en velours avec une bière et une pizza plutôt que d'être seul avec Madame Adaline. 

    [A] - Tyler comment avez-vous trouvé votre première journée ? 
    [T] - Très intéressante Madame. Je vous avouerais que certaines clientes on réussit à me mettre dans l'embarra.
    [A] - Elles finiront par se calmer ne vous inquiétez pas. C'est l'histoire de quelques jours. Dans tous les cas je suis amplement satisfaite du travail que vous avez fourni, vous êtes un très bon élément. Si vous souhaitez rester avec nous, signez-moi ceci.

    Chapitre 8

    Elle m'avait tendu le contrat de travail, j'ai réfléchi quelques instants, et puis mince j'ai signé après tout si vraiment je ne me sens pas a ma place, je mettrais fin à la période d'essai. Le silence régnait dans le bureau, ce qui rendait l'ambiance pesante, juste le bruit de la mine laissant apparaître ma signature se faisait entendre jusqu'à ce que des petits clics derrière le mur soient perceptibles. Les mêmes bruits que plus tôt quand je suis allé au sous-sol pour chercher le sac pour Madame Drue.

    Adaline relevant la tête me fixa pour savoir si j'avais aussi entendu les mêmes bruits. 

    [T] - j'ai entendu la même chose tout à l'heure
    [A] - Pas d'inquiétude, ce sont des rats, de vilains rats tenaces. Je dois m'en occuper rapidement. Tyler je pense que vous devriez filer, vous devez être fatigué, je ne vous retiens pas plus, tout est complet.
    [T] - Merci madame à demain. Bonne soirée.
    [A] - Oh tyler !
    [T] - ...
    [A] - Vendredi soir j'ai organisé une réunion... Pour parler des points à revoir, des nouveaux produits, ça sera aussi l'occasion de faire un point sur votre semaine. Demain vous rencontrerez Solène, je vous préviens c'est une jeune fille très réservée, qui ne parle pas beaucoup, ne soyez pas étonné. Allez zou filez !
    [T] - Très bien Madame au revoir.

    Chapitre 8

    Heureusement le tram se trouve juste à coté, je n'ai plus la force de faire avancer mes jambes, il était déjà là. Pour clôturer la journée je m’étais installé sur un siège où visiblement un alcoolique a trouvé ça sympa de me laisser un joli pâté orangeâtre mélangé à de petits morceaux rouges qui sembleraient être du chorizo. Je suis bon pour frotter mes chaussures avant que l'odeur ne les imprègne.

    Sur le pas de ma porte, j'entendis encore les voisins faire leurs petites affaires, elle simulait c'était sur ce n'est pas possible qu'une femme crie aussi fort ma parole, en poussant la porte d'entrée de mon appartement j'ai vu mon canapé me faire un clin d’œil, un soufflement de soulagement m'échappa. 
    Traînant des pieds jusqu'au frigo pour attraper ma bière tant rêvée depuis des heures et un pot de glace, faudrait vraiment que je pense à me reprendre en main, je n'ai pas envie de prendre 20 kilos avant mes trente ans. Mon physique c'est mon atout séduction, avec ma gueule d'ange je passe partout. Les yeux mis clos sur le canapé, la télé en route sur la 69 "Les esclaves", c'est tellement triste, pauvres femmes...Et puis j'ai du m’assoupir ce sont les cris de la femme qui m’ont sorti de mon sommeil. ** Non ils remettent ça encore !**. Puis en ouvrant les yeux fixement sur l'image qui se trouvait sur le moniteur, un sourire m'échappa, la TV avait tournée et vu l'heure qu’il était, les films porno avaient remplacé les dessins animés. j'hésitais un instant à appuyer sur éteindre et aller finir ma nuit dans mon lit et puis je me suis ravisé... **Où est le sopalin**.

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  • Commentaires

    1
    ReiScarlett
    Mardi 11 Juin 2019 à 18:42

    mdr le petit cochon :p 

    2
    Fanny Carson
    Mardi 3 Décembre 2019 à 19:34
    Lool conclusion bien masculine xD
    3
    Jeudi 5 Décembre 2019 à 09:10

    J'aurais fait pareil à sa place he

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